Si rien n'est fait, l'obésité - ou du moins le surpoids - pourrait toucher un français sur trois en 2020 et être à l'origine de 14 % des dépenses de santé. forte de ce constat, la mission parlementaire sur la prévention de l'obésité, qui doit rendre son rapport demain, propose, selon le parisien, d'augmenter la tva sur les produits de grignotage du type barres chocolatées, sodas, chips ou confiseries. le passage de 5,5 % à 19,6 % de la tva sur les produits gras et sucrés, qui fait partie des vingt-cinq mesures proposées, serait censé dissuader les adeptes de la pause grignotage de s'adonner à leur petit plaisir gastronomique.
les réactions hostiles à ce projet se multiplient. y compris du côté de l'ump. interrogé sur europe 1 hier, le ministre du travail et de la famille, xavier bertrand, a dit ne pas être favorable à l'idée d'une nouvelle taxe, parce que vous savez ce qui se passerait ? Ça augmenterait les prix, et je ne suis pas sûr que ça change les comportements. mêmes craintes exprimées par jean-rené buisson, président de l'association nationale des industries alimentaires, dans le parisien : une hausse de la tva, cela veut dire une hausse de prix pour le consommateur. en pleine crise du pouvoir d'achat, ce n'est pas vraiment une bonne idée.
le parlement européen a, lui, préconisé jeudi une tva à moins de 5 % sur les fruits et légumes, pour rendre ces produits sains plus attractifs. pas sûr donc que la nouvelle taxe snack voie le jour. d'autant que le gouvernement vient de renoncer à une taxe pique-nique sur la vaisselle jetable.