il est 100% naturel, sans calorie et 300 fois plus sucrant que la saccharose: un nouvel édulcorant, extrait de la stévia, une plante sud américaine, arrive en france encore timidement, mais il va concurrencer son équivalent chimique l'aspartame, ainsi que le sucre.
il est 100% naturel, sans calorie et 300 fois plus sucrant que la saccharose: un nouvel édulcorant, extrait de la stévia, une plante sud américaine, arrive en france encore timidement, mais il va concurrencer son équivalent chimique l'aspartame, ainsi que le sucre.
parmi les premiers arrivés dans les rayons, une tablette de chocolat noir du groupe suisse villars, où la quasi-totalité du sucre a été remplacée par de la stévia.
"le consommateur devrait accueillir très favorablement ce produit", estime xavier terlet, spécialiste de l'innovation alimentaire. "il répond parfaitement à deux tendances lourdes du marché : les produits naturels et les produits minceur." "mais il restera marginal" aux côtés des édulcorants et loin derrière le sucre, prévient-il.
consommée depuis des siècles en amérique du sud, la stévia a remplacé l'aspartame interdit au japon depuis les années 70 et a été récemment autorisée dans les pays développés, notamment aux etats-unis et en suisse.
en france, l'extrait de stévia, le rébaudioside a, purifié à 97%, est autorisé en france depuis le 6 septembre. pour le marché européen, la demande est en cours d'examen.
prompts à réagir lors de l'autorisation, les fabricants et industries agroalimentaires semblent moins rapides à mettre leurs produits sur le marché.
d'abord, parce que la version édulcorant de table n'est pas encore autorisée. ce qui veut dire ni poudre ni sucrettes dans le commerce, sauf dans certains magasins biologiques.
la société mérisant, avec sa marque purevia en vente aux etats-unis, se dit prête à mettre son produit en rayon dès publication au jo de l'autorisation, dans les prochaines semaines.
ensuite ne sont concernées que des boissons, quelques desserts, des confiseries et des compléments alimentaires, mais pas encore les biscuits et pâtisseries.
enfin, "les capacités de production de stévia sont encore limitées", souligne hervé ory-lavolée, directeur de lavolée chimie, qui fait cultiver de la stévia au paraguay et en argentine. on peut facilement les augmenter, mais "il faut attendre 8 à 12 mois pour qu'un plant donne ses premières feuilles".
d'autre part, aucun industriel n'a envie de se lancer le premier et de financer seul une campagne de communication qui pourrait aussi bénéficier aux autres, avance-t-il encore.
la stévia pourrait prendre 20% du marché des édulcorants, selon la seppic (air liquide), un des fabricants français, et pourra être utilisée à la place de l'aspartame qui n'a pas toujours bonne presse, même si elle coûte 15 fois plus cher.
en revanche, d'un coût équivalent au sucre, elle risque de le concurrencer.
autre marché, les laboratoires pharmaceutiques sont "très intéressés" par un produit qui offre de "nombreux avantages aux diabétiques", selon m. lavollée.
les industries sucrières n'apparaissent pas très inquiètes face à cette nouveauté, selon philippe reiser, directeur scientifique du cedus, le centre d'étude sur le sucre. "on ne remplace pas simplement le sucre par de la stévia, c'est toute la recette qu'il faut revoir. la stévia ne donne pas la même texture aux aliments, elle a aussi un arrière goût de réglisse qu'il faut masquer".
ce qu'alexandre sacerdoti, directeur général de villars maître chocolatier reconnaît. d'ailleurs, il ne lancera pas de chocolat au lait à la stévia. "il faudrait encore ajouter des matières grasses pour garder la texture et cela ne masquerait pas le goût de réglisse".
Source: TV5
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Ajouter le: 10/12/2009 - 525 lectures