Les petits déjeuners industriels mis en cause
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Publicités abusives sur les gâteaux industriels

l'association consommation, logement et cadre de vie (clcv) met en garde les consommateurs contre des publicités abusives de produits industriels pour le petit-déjeuner et le goûter.
dans une étude parue en septembre, la clcv s'est penchée sur certains produits industriels de petit-déjeuner et de goûter pour vérifier leur conformité avec les recommandations en vigueur (1). l'étude rappelle que 60% des enfants ont des apports en matières grasses et en sucres ajoutés supérieurs aux valeurs recommandées dans le programme national nutrition et santé (pnns).

l'association juge ce travail d'autant plus nécessaire que les industriels ont de plus en plus recours à l'apposition de conseils nutritionnels sur les emballages de leurs produits. ces conseils pouvant se substituer aux recommandations publiques, ils entretiennent une confusion chez les consommateurs. cette confusion est renforcée par le choix considérable de produits mis à disposition et par l'influence de la publicité. dans ce contexte, les professionnels multiplient les réponses clés en main , sous forme de suggestions de goûters sains et gourmands au dos des paquets de biscuits voire de formule magique du petit-déjeuner sur les boîtes de céréales. ces conseils sont-ils fiables ou s'agit-il d'une publicité déguisée ? se demande l'association dans son communiqué (2).

la clcv a passé en revue 66 produits (33 céréales, 9 biscuits petit-déjeuner et 27 goûters) pour répondre à cette question. trois critères d'analyse ont été retenus : l'apport calorique puis la part de matières grasses (mg) et des sucres ajoutés dans cet apport calorique. ce dernier point n'a par contre pas pu être étudié pour les biscuits faute de précisions fournies par les fabricants. ces valeurs ont ensuite été comparées aux recommandations de l'agence française de sécurité sanitaire des aliments (afssa), du pnns et de l'oms.
pour ce qui est du premier repas de la journée, l'étude montre que les céréales et les suggestions de menus petit-déjeuner proposés sur les emballages de biscuits présentent des apports en sucres ajoutés dépassant les recommandations. et parfois de façon importante : en moyenne, pour une portion de 50 g de ces 8 céréales, le sucre ajouté représente plus de 28% de l'apport calorique du petit-déjeuner. on est très loin du repère de 12.5% retenu par le programme national nutrition santé ! .
les portions proposées sur les emballages de céréales ne correspondent pas non plus aux besoins énergétiques conseillés. le consommateur, induit en erreur, risque d'en manger davantage et de consommer trop de sucre.

pour les biscuits, les apports en matières grasses se sont avérés conformes aux fourchettes recommandées. concernant le goûter, les auteurs relèvent une grande disparité entre les produits, 15 des 27 produits outrepassent les seuils définis pour les critères retenus.
afin que les consommateurs puissent mieux orienter leurs choix, la clcv a opéré un classement de l'ensemble de ces produits à partir de sa grille d'analyse (3).

la clcv interpelle les industriels car globalement, les suggestions de repas sont souvent présentées comme de véritables recommandations nutritionnelles et peuvent être perçues comme telles par les consommateurs . ceux-ci sont donc invités à harmoniser leurs pratiques dans le sens d'une plus grande rigueur (2).

la clcv propose enfin quelques conseils aux consommateurs pour composer leurs petit-déjeuners et leurs goûters. elle met en avant un choix diversifié de produits pour ces deux repas, en privilégiant des aliments comme les fruits, le pain ou les laitages vis-à-vis des produits analysés. l'association à cette occasion fait remarquer qu'un goûter à base de pain, de chocolat et de fruit revient à 80 centimes d'euros environ. un coût intéressant, quand on sait que l'en-cas snack and drink de nutella coûte près de deux euros et qu'il ne comporte ni fruit, ni laitage .




Source: Le nouvel observateur
Par:
Ajouter le: 24/09/2008 - 258 lectures

La diététique est une science et comme pour de nombreuses sciences, les connaissances en diététique ont progressé et progressent encore. Selon notre manière de manger nous pouvons augmenter le risque d'avoir certaines maladies comme les cancers, les maladies cardiaques, le diabète. Sans tout savoir, les scientifiques connaissent de mieux en mieux les conséquences de l'alimentation sur notre santé. Respecter des règles de diététique c'est augmenter ses chances de demeurer en bonne santé et donc de profiter de la vie. La diététique rejoint ici la gastronomie. En étant longtemps en bonne santé nous éprouvons plus de plaisir à manger au cours de notre vie qu'en mangeant trop durant quelques années et être contraint, par la suite, de suivre un régime parce que nous serons devenus diabétiques à cause d'un poids trop élevé.

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