Grippe A : les français et leur gouvernement restent sceptique face au vaccin
Grippe A : les français et leur gouvernement restent sceptique face au vaccin
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la plus grande campagne de vaccination jamais réalisée dans l'hexagone débute demain. malgré l'exemple donné par les membres du gouvernement, les français restent sceptiques.

alors que la plus grande campagne de vaccination de masse jamais organisée dans le pays débute demain, les français ne semblent, finalement, pas si effrayés par la grippe a selon le dernier sondage csa, paru il y a deux jours, 76 % d'entre eux n'ont pas l'intention de se faire vacciner, à l'image, finalement, des personnels de santé, qui n'ont été que 10 % pour le moment à obéir à leur ministre de la santé, roselyne bachelot.

elle sera la première femme politique à se faire vacciner demain à 13 heures devant les caméras, la plupart des membres du gouvernement devant lui emboîter le pas.

au centre du scepticisme... l'adjuvant

il n'empêche, le sentiment dominant est que la plupart des français ont presque plus peur du vaccin que du virus lui-même. a l'image de zahia, 42 ans : la grippe, ça ne me fait pas plus peur que ça. on fait attention, on se lave les mains plus souvent. et puis, si on est malade, on ira chez le médecin. au centre de ce scepticisme, le fameux adjuvant présent dans tous les vaccins actuellement disponibles en france. une substance destinée à augmenter l'immunisation de la personne contre la grippe, mais qui a suscité le doute, puisqu'on n'ose pas l'administrer aux femmes enceintes, de peur qu'il n'entraîne pour elles et leur bébé des effets indésirables. sans doute échaudé par la mauvaise gestion de la canicule meurtrière de 2003, le gouvernement français a peut-être voulu trop bien faire, en choisissant, comme la plupart des autres etats européens, l'option de la sécurité maximale, avec des commandes massives de vaccins avec adjuvant. une attitude inverse de celles des etats-unis. ces derniers ont tablé sur un vaccin non adjuvanté , une simple variante de celui contre la grippe saisonnière, et même un simple spray nasal. résultat : les américains font la queue devant les centres de vaccination.
il reste que l'attitude sceptique des français peut aussi changer. si, malheureusement, les décès se multipliaient chez les enfants ou les personnes jeunes, nombreux seraient ceux qui changeraient d'avis et se rendraient en masse dans les stades pour se faire vacciner

les réactions des membres du gouvernement

ceux qui refusent

chantal jouanno, secrétaire d'etat à l'ecologie. d'ici trois semaines ou un mois, je ferai vacciner mes trois enfants, les jumeaux qui sont âgés de 3 ans et demi et ma fille aînée de 5 ans et demi. cela dit, je ne compte pas me faire vacciner à titre personnel. je n'ai aucun doute sur la qualité du vaccin mais j'estime qu'il doit être utilisé à bon escient sur les personnes les plus fragiles et les catégories professionnelles stratégiques.

jean-franÇois lamour, président du groupe ump à la mairie de paris. je me suis fait vacciner contre la grippe deux fois en cinq ans lorsque j'étais ministre des sports. aujourd'hui, je n'en ressens pas le besoin. car je ne fais pas partie de la population considérée comme fragile même si de par mon activité politique, je suis sans doute plus exposé que d'autres au virus. en revanche, si dans mon entourage un cas se déclarait, je me reposerais la question. il faut faire preuve de bon sens et non s'obliger à l'exemplarité.

ceux qui ne savent pas encore

nicolas sarkozy, président de la république. pour l'heure, le chef de l'etat ne s'est fait vacciner que contre la grippe saisonnière, comme toutes les années , précise-t-on à l'elysée. et pour la grippe a ? il le fera quand cela lui sera recommandé par les médecins du val-de-grâce détachés à l'elysée.

jean-louis borloo, ministre de l'ecologie. je n'aime pas les piqûres mais s'il faut le faire, je me ferai vacciner , nous a confié le ministre avant de s'envoler pour l'inde. jean-louis borloo, qui multiplie depuis plusieurs semaines les voyages à l'étranger, a dû remettre à jour son carnet de vaccination, notamment contre la fièvre jaune.

marie-luce penchard, ministre de l'outre-mer. je ne sais pas si, en tant que ministre, je fais partie des gens prioritaires, ni si le vaccin est déjà disponible. si je dois me faire vacciner, je le ferai. j'ai confiance dans la médecine de mon pays. je suivrai les consignes données par le ministère de la santé.

ceux qui acceptent l'injection

roselyne bachelot, ministre de la santé. fonction oblige, roselyne bachelot sera le premier membre du gouvernement à se faire vacciner. ce sera demain à 13 heures, au gymnase auguste-renoir de paris (xiv e ), pour éviter de transmettre à son petit-fils de 7 ans la grippe a, qui peut revêtir des formes gravissimes .

franÇois fillon, premier ministre. le chef du gouvernement se fera vacciner en temps et en heure, lorsque ce sera son tour, assure-t-on à matignon.

il n'y a pas de traitement vip, la stratégie de vaccination est la même pour tout le monde. les seules personnes prioritaires le sont pour des raisons sanitaires : il s'agit des gens les plus fragiles et du personnel médical qui est à leur contact.

christine lagarde, ministre de l'economie. elle nous a fait savoir qu'elle comptait bien se faire vacciner prochainement. idem pour son collègue du budget, eric woerth. quand ? lorsque lorsque l'occasion se présentera , répond-on à bercy.

valÉrie pÉcresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. elle compte bien sûr se faire vacciner : si la ministre de la recherche ne le faisait pas, qui le ferait ? . elle fera aussi vacciner ses trois enfants.

xavier bertrand, secrétaire général de l'ump. je vais me faire vacciner. je suis pour les vaccins et je le fais régulièrement pour la grippe traditionnelle.

luc chatel, ministre de l'education nationale. il se fera bientôt vacciner, dès que le vaccin sera disponible pour les personnes non prioritaires . raison invoquée : limiter les risques de contagion .

xavier darcos, 62 ans, ministre du travail. le ministre du travail, 62 ans mais papa d'un enfant de 9 ans, compte se faire vacciner dès que possible .

bernard accoyer, président de l'assemblée. otorhinolaryngologiste, bernard accoyer, 64 ans, se fera vacciner dès que possible, après les populations prioritaires .

bernard debrÉ, député ump de paris. ce chirurgien urologue de 65 ans s'est déjà fait vacciner, en même temps que le personnel de l'hôpital cochin où il opère : je ne pouvais pas faire courir le risque aux personnes très affaiblies que j'opère d'attraper le virus .

nora berra, secrétaire d'etat chargée des aînés. nora berra, qui exerçait comme médecin, spécialiste en immunologie, aurait figuré à ce titre sur la liste des prioritaires. mais comme secrétaire d'etat, elle devra attendre : bien sûr que je me ferai vacciner, comme je l'ai fait pour la grippe saisonnière.




Source: Le parisien
Par:
Ajouter le: 11/11/2009 - 131 lectures

La diététique est une science et comme pour de nombreuses sciences, les connaissances en diététique ont progressé et progressent encore. Selon notre manière de manger nous pouvons augmenter le risque d'avoir certaines maladies comme les cancers, les maladies cardiaques, le diabète. Sans tout savoir, les scientifiques connaissent de mieux en mieux les conséquences de l'alimentation sur notre santé. Respecter des règles de diététique c'est augmenter ses chances de demeurer en bonne santé et donc de profiter de la vie. La diététique rejoint ici la gastronomie. En étant longtemps en bonne santé nous éprouvons plus de plaisir à manger au cours de notre vie qu'en mangeant trop durant quelques années et être contraint, par la suite, de suivre un régime parce que nous serons devenus diabétiques à cause d'un poids trop élevé.

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