Les personnes souffrant d'asthme devraient être davantage traitées par les corticoïdes inhalés et recevoir moins souvent des médicaments composés d'une association fixe entre un corticoïde et un bronchodilatateur. c'est ce qu'ont indiqué, hier, les responsables de la caisse nationale d'assurance-maladie des travailleurs salariés (cnamts), lors de leur point d'information mensuel. selon eux, il est possible de mieux soigner ces malades sans dépenser plus.
la dernière étude nationale sur le sujet indique que 3,3 millions de personnes de 5 à 45 ans ont consommé au moins un médicament contre l'asthme en 2007 (10,1 % des assurés). parmi elles, 900.000 en ont reçu au moins trois boîtes, ce qui suggère qu'elles suivent un traitement régulier. c'est sur cette dernière population que portent les enjeux de santé publique, souligne la cnamts. en examinant leur consommation de médicaments de la crise (bronchodilatateurs de courte durée d'action), l'assurance-maladie estime que plus du quart de ces patients asthmatiques sont mal contrôlés. ceci a notamment occasionné, l'an dernier, 15.000 séjours hospitaliers.
l'analyse des modalités de prise en charge de ces malades montre qu'un peu moins des deux tiers d'entre eux reçoivent des corticoïdes inhalés en traitement de fond alors que, selon les recommandations, une telle corticothérapie doit être prescrite pour tous les asthmes persistants. quant aux dépenses liées au remboursement de médicaments à visée antiasthmatique, elles sont passées de 608 millions en 2000 à 970 millions en 2007, soit une hausse de près de 60 %. et les remboursements des associations fixes, qui sont plus coûteux que les corticoïdes seuls, constituent, de loin, le premier poste de dépenses avec 487 millions en 2007. la cnamts va donc lancer de nouvelles actions destinées à améliorer la prise en charge de l'asthme et à promouvoir les bonnes pratiques.
Source: Le Point
Par: Anne Jeanblanc
Ajouter le: 12/09/2008 - 568 lectures